Bruce Springsteen exorcise ses démons dans un documentaire diffusé sur Arte

L’auteur de ce blog sort de son silence momentané (dû à de multiples activités et obligations) pour vous inciter à visionner toutes affaires cessantes l’exceptionnel documentaire Born To Run, diffusé hier soir 2 juin 2017 sur Arte, et dispo pendant une semaine sur Arte+7.

Ce doc poignant de la BBC est une sorte de complément visuel à l’autobiographie de Bruce Springsteen, Born To Run, parue en septembre dernier. Il juxtapose avec bonheur une interview inédite du Boss, des extraits de ses lectures du livre dans des librairies, des bribes de concerts de toutes les périodes (avec, riche idée, les paroles traduites en sous-titres), sans oublier des vidéos amateurs (jamais vues en ce qui me concerne) où l’on découvre un tout jeune Bruce Springsteen en famille, puis avec ses musiciens au début des années 70.

L’angle adopté par le réalisateur Nigel Cole (et, on s’en doute, par le Boss lui-même) est résolument personnel. Bruce Springsteen y parle de façon très émouvante de la mort de sa grand-mère bien aimée, de sa mère à « l’optimisme farouche et l’esprit indomptable » (avec une joie de vivre qu’il dit chercher à restituer dans ses concerts avec le E Street Band), de son père renfermé et dépressif, dont il regrette d’avoir dressé un portrait trop noir dans certaines de ses chansons…

Bruce Springsteen salue la mémoire de Clarence Clemons et parle de Steve Van Zandt, son « frère d’une autre mère ». Il raconte aussi sa rencontre et sa relation avec Patti Scialfa, et la façon dont la paternité a changé sa vie : « La nuit où mon fils est né, j’ai ressenti quelque chose qui ressemble à de l’amour pur et sans réserve; j’ai baissé ma garde. »

Dans ce doc, pas de révélations sur le Springsteen social et politique, même s’il évoque l’influence de son New Jersey natal sur son oeuvre : « J’avais l’impression de venir d’un lieu unique, dont on ne parlait pas et qui n’intéressait personne dans l’histoire du rock. La singularité de mon provincialisme, je la revendiquais comme une force ».

Tout au long de ce film, c’est l’individu Bruce Springsteen qui s’exprime sur ses démons et les moyens qu’il a trouvé en lui-même pour les exorciser. Une leçon de vie qui, à l’unisson de l’oeuvre du chanteur, aide chacun(e) d’entre nous à chercher des issues à ses grands et petits problèmes…

Un documentaire à visionner en cliquant ici.

 

257 réflexions sur « Bruce Springsteen exorcise ses démons dans un documentaire diffusé sur Arte »

  1. Il n’y a pas à l’heure actuelle
    de fan club de Bruce Springsteen en France

  2. Bonjour
    Auriez vous le contact du fan club français de Bruce Springsteen? Merci

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