« Bruce Springsteen, une vie américaine » : mais pourquoi tant de fautes ?

Ce blog met à profit le répit estival sur le front de l’actualité springsteenienne pour revenir en détail sur le livre Bruce Springsteen, une vie américaine, de Marc Dufaud, paru à l’automne 2010 aux éditions Camion Blanc.

 

Sur plus de 800 pages, Marc Dufaud nous présente une biographie extrêmement détaillée de Bruce Springsteen. Un colossal travail qui retrace pas à pas les différents temps de la carrière du Boss. Marc Dufaud ne perd jamais de vue l’essentiel, à savoir l’évolution de la musique et des textes du Boss. En particulier, son passage à vide des années 90 et son retour en force des années 2000 sont finement analysés.

 

On pourra ne pas être d’accord avec tel ou tel jugement de l’auteur, notamment quand il réhabilite l’album Magic en « oubliant » les défauts de la production de Brendan O’Brien, ou quand il fait d’Elvis Presley une figure contestataire. Mais Bruce Springsteen, une vie américaine est un livre attachant, y compris dans ses partis-pris.

 

Pour autant, est-ce un ouvrage de référence ? Hélas non, car Bruce Springsteen, une vie américaine est plombé par un nombre hallucinant de fautes d’orthographe et de frappe. Quelques exemples :

  • Les Castiles sont nantis d’un l de trop,
  • Elliott Murphy a perdu le 2e t de son prénom,
  • Gary US Bonds se voit délesté du s final de son surnom,
  • le magazine Time est orthographié Times… comme le quotidien londonien.

 

Autre exemple d’erreur : le Today Show de NBC est présenté comme faisant partie de Good Morning America, alors que ce dernier programme est diffusé à la même heure sur une chaîne concurrente, ABC.

 

Emporté par sa passion, Marc Dufaud n’a visiblement pas pris le temps de se relire et de revérifier toutes les infos sur un sujet qu’il connaît (trop?) à fond. Quant à l’éditeur Camion Blanc, il a de toute évidence choisi de faire l’économie d’un correcteur. Une tendance hélas de plus en plus répandue tant dans l’édition que dans la presse…

 

De même, les photos, très mal reproduites, auraient mérité un cahier sur papier spécial. On s’étonnera aussi de l’absence de toute chronologie, discographie ou bibliographie. Du coup, le prix de 38 euros sera jugé excessif par beaucoup de lecteurs potentiels.

 

Si vous allez lu ce livre, n’hésitez pas à réagir ! Vos avis sont les bienvenus…

1 thought on “« Bruce Springsteen, une vie américaine » : mais pourquoi tant de fautes ?”

  1. Je suis en train de le lire (p 377) et c’est vrai que c’est exaspérant d’être obligé de revenir sur une phrase parcequ’un ou plusieurs mots sont mal écrits, ou bien parceque la syntaxe n’est pas respectée. Il y a bien une coquille par page …! Je n’en suis qu’à l’époque Nebraska, mais il parait que Dufaud indique que dans D&D, c’est Maria’s Bed qui a été à l’origine du stickers d’avertissement, alors qu’il s’agit de Reno. Et je suis d’accord avec les photos, on dirait de vulgaires photocopies. Sinon, c’est un livre intéressant, j’apprends des tas de choses (en espérant que tout soit correct), et le travail qu’a fait l’auteur pour écrire ce livre doit être l’aboutissement d’une énorme recherche et je lui tire mon chapeau ! Par contre, en ce qui concerne le travail d’édition à proprement parler, c’est un peu la cata….

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