Dans « Vibrations », Elliott Murphy parle de son « Blood Brother » Bruce Springsteen

La revue Vibrations vient de consacrer un hors-série à Bruce Springsteen, illuminé par un superbe texte signé Elliott Murphy.

A part une sélection de photos particulièrement réussie, ce numéro n’apporte rien de fondamentalement nouveau sur le Boss. L’interview de Bruce Springsteen fièrement annoncée en couverture date en fait de… 1981, et celle de Clarence Clemons, de 1995, sans que cela soit précisé (lien ici avec l’original publié dans Mojo d’avril 1995).

Son principal attrait (seule raison valable de débourser 7,90 euros) est un long et beau texte d’Elliott Murphy, dans lequel le chanteur de Long Island (banlieue ouest de New York) raconte ses 40 ans d’amitié et de musique avec le chanteur du New Jersey (banlieue est de New York). Attention : comme nous le rappelle Hugues Barrière sur le forum Land Of Hope And Dreams, il s’agit d’une version réactualisée, avec en plus une intro sur la conférence de presse du théâtre Marigny en février dernier, d’un texte paru en 2009 dans le hors-série de Rolling Stone France sur Bruce Springsteen. On trouve la version « originale » en anglais de ce texte sur le site d’Elliott Murphy (cliquez ici).

Elliott Murphy, qui était convié à la présentation du disque en février 2012 au Théâtre Marigny de Paris, donne son avis sur Wrecking Ball, « un album inspiré, plein de grands hymnes de colère, de tristesse et de joie ». Répondant à ceux qui enjoignent le Boss de davantage « s’engager », il écrit : « Pour une icône culturelle du XXIe siècle, Bruce Springsteen ne se prend pas trop au sérieux, mais il prend ses textes et sa musique très au sérieux, et c’est la clé de son succès mérité. »

Elliott Murphy y rappelle que tous deux furent lancés comme de « nouveaux Dylan » et que Rolling Stone US avait consacré un article commun à leurs premiers albums. Il  glisse au passage que cette concurrence a peut-être poussé Bob Dylan, alors en panne d’inspiration, à retrouver les chemins de l’excellence et du succès avec l’album Blood On The Tracks et la tournée Rolling Thunder Revue.

C’est début 1973 qu’Elliott et Bruce se rencontrent, à l’issue d’un concert de Springsteen au légendaire Max’s Kansas City de New York. Mais ils ne chanteront ensemble que presque 20 ans plus tard, en 1992, sur la scène de Bercy (entre temps Elliott s’est établi à Paris, pour une reprise de Rock Ballad, titre phare de l’album Just A Story For America d’Elliott Murphy. Un duo qui illumina un concert par ailleurs décevant….

Pas de doute, Bruce et Elliott sont à jamais des Blood Brothers

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