« Sur la route avec Springsteen » : un an au rythme des fans du Boss !

Il y a un an, Olivier Démoulin publiait son roman Sur la route avec Springsteen, dont ce blog avait été l’un des premiers médias à rendre compte. A l’occasion de cet « anniversaire », il nous adresse un attachant carnet de route en forme d’abécédaire.

À Biarritz, à l’Hôtel du Palais, en plein coeur de la tournée « Wrecking Ball 2012 », une fidèle fan du Boss et lectrice d’Olivier Démoulin, a remis à Bruce Springsteen himself un exemplaire du roman GRRR…ART « Sur la route avec Springsteen ».

Bientôt une année que le roman  Sur la route avec Springsteen, paru chez GRRR…ART Editions, séduit bon nombre de fans du Boss.

Ce n’est plus du roman, tout ce qui suit est authentique : entre les séances de dédicaces de son auteur et les à-côtés du « Wrecking Ball Tour », « Sur la route avec Springsteen » a permis de formidables rencontres, y compris, pour une de ses lectrices, avec Bruce Springsteen en personne.

Cet abécédaire est signé Olivier Démoulin lui-même, l’auteur de ce roman « 100% Springsteen » et « 100% The River ». 26 lettres mariant de nombreuses douceurs… et quelques épines.

 

A comme Acerbes. Et c’est bien normal. Rien de plus logique, aucun romancier ne doit s’en plaindre, de voir ses romans critiqués, parfois vertement. Cela fait partie du jeu. Dans la série « je me fais du mal », voici, arbitrairement, les 2 commentaires acerbes qui m’ont le plus « fait vaciller » (je les cite aujourd’hui car ils sont digérés ?). 1) Avant lecture, de la part d’un proche : « les romans naphtalines, sur des idoles de jeunesse, ça ne fait jamais avancer. » 2) Après lecture, sur un forum Internet : « en aucun cas l’œuvre d’un écrivain accompli. »

B comme Biarritz. Le 1er juin 2012, en plein cœur du « Wrecking Ball Tour », à l’Hôtel du Palais de Biarritz, une lectrice des Landes rencontre Bruce Springsteen en personne. Agrémenté d’un résumé en anglais, elle lui offre en mains propres un exemplaire de « Sur la route avec Springsteen ». Une photo est prise à cette occasion. Quand je découvre cette belle surprise, j’interroge ma lectrice : « Mais comment avez-vous fait pour rencontrer Springsteen ? » Réponse de Muriel : « Je sais depuis toujours que les rêves se réalisent. »

C comme Collégiens. En avril 2012, j’interviens sur le métier d’écrivain dans un collège de Seine-Saint-Denis. Je sonde les collégiens de 3ème et 4ème assis en face de moi : « Qui connaît Bruce Springsteen ? » Une seule main se lève. Et se justifie aussitôt : « Ce sont mes parents qui l’écoutent, pas moi. Et c’est parce qu’ils sont vieux ! »

D comme Dédicaces. Entre septembre et décembre 2011, dans 16 villes : j’enchaîne 50 dates de dédicaces en librairie ou Salon du Livre. Objectif : aider « Sur la route avec Springsteen » à rencontrer son public. Retour « sur le terrain » dès septembre 2012, cette fois pour 20 à 25 dates.

E comme E-mails. Mon e-mail personnel figure à la fin de tous mes livres. J’aime échanger ainsi avec mes lecteurs. Pour « Sur la route avec Springsteen », j’ai reçu plus de 250 e-mails de lectrices et lecteurs inconnus. De toutes les régions françaises, y compris, par exemple, à la pointe du Finistère, de la petite île de Batz. Hors France, des e-mails de fans de Springsteen commentant mon roman me sont parvenus de Belgique, de Suisse, d’Espagne, du Maroc, des Etats-Unis, du Canada, de l’île Maurice… Dans la mesure du possible, je réponds à chaque message.

F comme Freehold. En octobre 2011, dans une librairie de La Rochelle, à la demande de son épouse, je dédicace « Sur la route avec Springsteen » pour un autre Bruce du New Jersey, absent ce jour-là. Sa femme parle pour lui : « A Freehold, mon mari a côtoyé Springsteen. Ils ont été à l’école ensemble ! Pendant une année, le futur Boss et mon futur époux ont été les 2 Bruce de leur classe ! Mais mon mari ne se souvient pas lui avoir beaucoup parlé. Springsteen était un gamin très timide et très introverti. » En tout cas, voilà une dédicace qui ne s’oublie pas !

G comme « Growin’ Up ». Le jour où un éditeur anglo-saxon en rachètera les droits à mon éditeur GRRR…ART, je verrais bien le titre de mon roman devenir, en anglais : « Growin’ Up with Springsteen ». Car c’est bien le sujet de fond de mon livre. Chacun avec « son propre Springsteen », combien sommes-nous à avoir grandi avec le Boss comme bande-son de notre jeunesse ? Et, c’est une banalité de le dire, « Growin’ Up », qui date de 1973, reste une chanson d’actualité pour tous les adolescents.

H comme « Human Touch » ? Quand on enchaîne 50 dates de dédicaces, toutes les rencontres deviennent possibles. Même les moins sympathiques. Dans une librairie de Loire-Atlantique, un client s’adresse à moi : « Je déteste tout ce qui renvoie à l’Amérique. Et je ne lis que les auteurs morts. » Je réponds (maladroitement ?) : « Vous me lirez peut-être quand je serai mort, alors. » Il me rétorque sèchement, les yeux dans les yeux : « Je le souhaite vraiment. J’espère vous lire l’année prochaine. » Chez cet homme, accompagné de sa femme un peu gênée, ce jour-là,  j’ai détecté un léger manque, peut-être, de « Human Touch » ?

I comme Inspiration. En mai 2012, pendant la Foire du Livre de Saint-Louis (Alsace), je rencontre avec plaisir un lecteur musicien qui s’était manifesté par e-mail. « Sur la route avec Springsteen » lui a inspiré une jolie chanson, qu’il a appelée, naturellement : « … et la rivière ». Merci et bravo Pier-Paolo ! Sa création est en ligne sur le site de mon éditeur.

J comme Jeunes. Je reste étonné par le nombre de jeunes qui ont aimé lire « Sur la route avec Springsteen ». C’est sans doute pour cette raison que tant de CDI de collèges et lycées le mettent à la disposition de leurs élèves. Quand on qualifie mon livre de « roman pour ado », je réponds oui. C’est en effet un livre pour ado. Plus précisément, pour tous les ados : d’hier et d’aujourd’hui.

K comme Köln. Quelques heures avant le concert du 27 mai 2012, j’ai rendez-vous devant la cathédrale de Köln (Cologne) avec un lecteur montpelliérain. Près de 140 shows du Boss à son actif. Parmi ses « faits d’armes » : en 1997, à Montpellier, il avait réussi à convaincre Bruce de jouer, pour lui, et donc pour tous les spectateurs présents (dont j’étais), une de mes chansons préférées, mise en avant dans mon roman : « Point Blank ». A l’époque, sur scène, Springsteen avait expliqué interpréter ce titre « as request ». Je m’étais justement longtemps demandé qui avait été le « demandeur ». 15 ans après, parce que nous avons sympathisé par e-mails après sa lecture de « Sur la route avec Springsteen », j’ai enfin découvert l’identité de ce fan… Bravo Jean-Louis !

L comme Librairies. Parmi les librairies ayant rapidement soutenu « Sur la route avec Springsteen » : le Cultura de Trignac. Sa libraire Muriel Godefroi en a fait un de ses « coups de cœur », avec ces mots flatteurs : « Sur la route avec Springsteen est un régal pour les fans du rocker américain et les ados du début des années 80. Si vous cumulez les deux critères, attendez-vous à une séquence émotion d’une intensité incalculable. »

M comme Merci. Un très grand merci, en toute simplicité, qu’ils m’aient envoyé ou pas leurs commentaires par e-mails, à toutes celles et tous ceux qui ont apprécié « Sur la route avec Springsteen ». On l’oublie parfois : un romancier à temps plein dépend, quasi uniquement, de ses lecteurs !

N comme « No Surrender ». Parmi les e-mails de lectrices et lecteurs reçus depuis août 2011, nombreux sont ceux qui me restent en mémoire. Par exemple cette référence directe au si volontariste « No Surrender ». Ce lecteur, Philippe, rencontré ensuite au Salon du Livre de Montaigu fin mars 2012, m’a écrit ce compliment (exagéré) : « I learned more from your book than I ever learned in school. »

O comme Olivier. Oui, le personnage (très) secondaire prénommé Olivier dans « Sur la route avec Springsteen » n’est autre que moi. A 99 %…

P comme Programme. En novembre 2011, au Cultura de Bordeaux-Mérignac, je dédicace « Sur la route avec Springsteen » à un lecteur portant le même prénom que moi. Quand il part, il promet de m’envoyer par e-mail ses commentaires. Il revient moins d’une heure après. « Pas possible, vous avez déjà lu mon roman ? ». « Non, je reviens pour vous offrir ça » : un programme officiel de la tournée européenne « Born In The USA » de 1985. Merci Olivier, tu es un vrai « Blood Brother » !

Q comme « Que du bonheur ». Toujours à Bordeaux-Mérignac, un autre lecteur particulièrement sympathique, Alain, s’improvise un temps, à mes côtés, covendeur de mes livres. Avec un large sourire, il harangue gentiment les clients qui passent devant ma table de dédicaces : « Vous connaissez ce roman et Bruce Springsteen ? Non ? Vous devriez. Springsteen, ce n’est que du bonheur ! Vous ne me croyez pas ? Essayez ! »

R comme Rennes. En novembre 2011, à Rennes-Chantepie, je dédicace « Sur la route avec Springsteen » à un lecteur « rare » : grâce à son grand frère, me précise-t-il, cet homme presque de mon âge écoute Springsteen depuis 1973, et la sortie de « Greetings From Asbury Park N.J ». Si rares sont les Français, comme lui, à avoir découvert Bruce dès cette époque ! Comment ne pas être gentiment jaloux quand on a « seulement » grandi avec le Boss à partir de 1984-85 ?

S comme Saint-Malo. En dédicaces à Saint-Malo du 25 au 29 octobre 2011, je signe un jour un exemplaire de « Sur la route avec Springsteen » à une de mes lectrices habituelles, qui ne connaît pas le Boss. Elle revient me voir deux jours après. Pour m’acheter un autre livre ? Non. Avide d’entendre Springsteen, Annick me demande quel album je lui conseille. Elle repartira du Cultura de Saint-Malo avec le « Greatest Hits » (« Nebraska », seul autre CD en rayons, me semblait trop typé acoustique pour découvrir notre Boss).

T comme Troubadours. Oui, Emilie, personnage secondaire de « Sur la route avec Springsteen », jeune femme qui assiste au concert de Toulon de 1997, est bien la sœur de Sarah Samuels, l’inspectrice de mon roman policier « Je hais les Troubadours » paru en 2006 (dans lequel Springsteen est présent en filigrane).

U comme Unique. Un moment unique. Une période d’écriture unique. Pour un roman a priori unique. Aux lecteurs qui me le réclament, non, désolé, écrire une suite à « Sur la route avec Springsteen » me paraît impossible (trop « casse-gueule » pour tout vous dire). A l’heure du « Wrecking Ball Tour », à chacun, s’il le souhaite, d’imaginer les destins présents de Daniel, Valentine ou Sabrina…

V comme Vieux ? Je n’oublierai jamais ma toute première signature, en librairie, de « Sur la route avec Springsteen ». A Sablé-sur-Sarthe, une lectrice de 22 ans m’explique, pendant que je lui dédicace son livre : « 1988 à Vincennes dites-vous ? Quand vous assistiez à votre premier concert de Springsteen, je n’étais même pas née ! Pourquoi j’écoute du Springsteen à mon âge ? C’est simple : depuis toute petite, je suis fan des vieux rocks et des vieux rockers ! »

W comme « Wrecking Ball Tour ». 3 journaux musicaux parisiens dits « historiques », à qui mon éditeur a envoyé un exemplaire, refusent « par principe » d’informer les fans du Boss de l’existence de mon roman… Justification du premier : « Ce livre n’a pas été écrit par quelqu’un d’assez connu. » Pour le deuxième : « Nous ne connaissons pas Springsteen » (2ème degré d’un goût douteux ?). Pour le troisième : « no comment », aucun journaliste n’accepte de prendre mon éditeur au téléphone. Qu’à cela ne tienne ! Le « Wrecking Ball Tour » nous aide à combler ce manque relatif d’information ! Mon éditeur Georges Grard et moi-même distribuons des milliers de flyers « Sur la route avec Springsteen » devant Bercy, les 4 et 5 juillet 2012. L’occasion pour nous de magnifiques rencontres avec des lecteurs ; parfois tout surpris de me voir là ; parfois venus exprès pour me saluer, certains nous aident même à distribuer nos petites pubs (un merci particulier à Robert !). Dans la foulée, je me régale avec le concert du 4 juillet, pendant lequel Springsteen me transporte littéralement, notamment avec « Sandy » et « Independence Day ». Mais je n’assiste pas au concert du lendemain. Quelle erreur de ma part ! Sa set-list le prouve : le show du 5 fut encore plus « grand » !

X comme la 3ème lettre du mot « saxophoniste ». Le 18 juin 2011, quand j’ai appris le décès du saxophoniste du E Street Band, je corrigeais les dernières virgules de « Sur la route avec Springsteen ». Pendant quelques heures, j’ai voulu tout arrêter. Au moment où Clarence Clemons partait, je me suis soudain senti incapable « d’assumer » un roman écrit pour « se faire plaisir et faire plaisir aux fans du Boss ».

Y comme You Tube. Naviguant sur You Tube, des lecteurs ont compilé des sons et des vidéos reprenant 9 passages précis de mon roman, notamment des extraits de concerts de Springsteen (La Courneuve en 1985, le Stade de France en 2003…). Sympa pour prolonger sa lecture.

Z comme Zem. Quelqu’un, sans le connaître, que j’apprécie. L’acteur et réalisateur Roschdy Zem. Des lecteurs m’ont dit souhaiter que ce grand fan de Springsteen (et des années 1980) adapte un jour « Sur la route avec Springsteen » au cinéma. Pourquoi ne pas y croire ? Une lectrice des Landes ne me répète-t-elle pas souvent : « Je sais depuis toujours que les rêves se réalisent » ?

Olivier Démoulin est l’auteur, depuis 2006, de 6 romans, tous parus chez GRRR…ART Editions : « Dans mon Ventre », « Je hais les troubadours », « Orage maternel », « L’homme qui épousa New York » (son plus gros succès à ce jour), « Aux bons soins de Lénine » et « Sur la route avec Springsteen ».

Site de l’éditeur : www.grrrart-editions.fr

 

 

3 thoughts on “« Sur la route avec Springsteen » : un an au rythme des fans du Boss !”

  1. Bonjour,
    Laurent Samuel est trop modeste : son blog n’a pas seulement été l’un des premiers médias à « rendre compte » du roman « Sur la route avec Springsteen » après l’avoir lu, il a tout simplement été le tout premier média à l’avoir fait !
    En réponse à la question de Lydia, je ne connais pas encore complètement le programme de ma prochaine tournée de dédicaces. Pour l’instant, je sais juste que je commencerai par la Fête de l’Huma (La Courneuve, les 15 et 16 septembre 2012). Dans le Sud-Ouest, en principe, je dédicacerai au moins à Bordeaux et à Toulouse, et peut-être ailleurs. Tout cela est en cours de « finalisation ». Toutes mes dédicaces seront en ligne sur le site de mon éditeur GRRR…ART courant septembre.
    Amicalement.
    Olivier Démoulin

  2. bonjour, pour votre prochaine tournée de dédicaces, passerez-vous par le lotetgaronne ?
    merci pour votre réponse

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