Pour son premier show au Metlife Stadium, Bruce Springsteen chasse les fantômes dans les marais du New Jersey

Présent en septembre 2009 lors des derniers shows de Bruce Springsteen dans le vieux Giants Stadium du complexe des Meadowlands (marais), dans le New Jersey, passé depuis à la Wrecking Ball, l’auteur de ce blog se devait d’être au rendez-vous pour les premiers concerts du Boss dans le nouveau stade construit juste à côté, et rebaptisé Metlife Stadium.

Un concert très intense à l’occasion duquel Bruce Springsteen a évoqué à plusieurs reprises, notamment pendant My City Of Ruins et dans l’intro parlée de We Are Alive (1er titre de l’encore) la présence, tout spécialement en ce lieu, des fantômes de ces proches qui nous ont quitté (on pense bien sûr en priorité, même si Bruce ne les a pas cités, à Danny Federici et Clarence Clemons) mais qui sont encore parmi nous et dont nous entendons les voix. Les âmes des disparus (Souls Of The Departed, en référence à un titre rare de Bruce Springsteen non joué hier soir) étaient au rendez-vous de cette nuit du New Jersey.

De plus, ce concert était marqué par la présence d’un revenant, Vini Lopez, qui fut le premier batteur du E Street Band avant l’arrivée de Max Weinberg. Comme on a pu s’en rendre compte sur E Street Shuffle, cette figure de la Jersey Shore frappe toujours comme un malade sur sa batterie, méritant ainsi son surnom de Mad Dog ! Pour ajouter à cette ambiance fantomatique, Patti Scialfa, si rare pendant cette tournée qu’on pourrait croire à une apparition, était sur la scène en régionale de l’étape. Plus convaincante qu’à Bercy, la First Lady du E Street Band a donné un concert une touche d’émotion nostalgique sur des titres comme Human Touch, Easy Money ou Mansion On The Hill (un des temps forts de la soirée à mon avis).

Dès l’entrée en scène du groupe sur Summer Wind de Frank Sinatra (l’autre meilleur chanteur du New Jersey), réflétant fidèlement la météo locale (beau temps clair de fin d’été avec un léger vent frais hérité de la tempête qui avait balayé la région la veille au soir) et l’attaque en force sur Shackled and Drawn, on sentait que la partie (il est vrai jouée à domicile…) serait gagnée. La montée en puissance est rapide, avec, juste après, la légendaire version de Prove It All Night avec l’intro 78, sommet de la setlist avec Racing In The Street en acoustique, où Bruce Springsteen était juste accompagné par le piano de Roy Bittan. Spirit In The Night sera un autre grand moment du show, ainsi que Rosalita (un « must » jerseyien !) pendant les rappels.

Ci-dessous, Prove It All Night intro 78.

Comme le montre le sujet télé ci-dessous, Bruce Springsteen s’est aussi adonné pendant ce concert à l’un de ses sports favoris : le crowdsurfing (sur Human Touch comme la vidéo ne le révèle pas…).

Les fines bouches regretteront le relatif classicisme de la setlist (lire ici), riche en hits et dépourvue de tour premieres (Mansion On The Hill avait déjà été jouée à l’Apollo Theater), et les problèmes occasionnels de son (trop de basses et quelques sifflements). Mais devant un public chaleureux (et, m’a-t-il semblé, moins alcoolisé que lors des précédents concerts américains auxquels j’avais assisté), Bruce Springsteen et le E Street Band nous ont livré un concert sans temps morts de 3 h 44 chrono.

La suite vendredi, même heure, même lieu, avec, on l’espère, Jersey Girl…

2 thoughts on “Pour son premier show au Metlife Stadium, Bruce Springsteen chasse les fantômes dans les marais du New Jersey”

  1. y’en a qui se font pas chier dans la vie…🙂 Le 20 sept. 2012 16:59, Le blog Bruce Springsteen de Laurent Samuel a crit : > >

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