Soirée nostalgie pour Joan Baez à l’Olympia

Pour son dernier concert de sa série « l’automne à Paris » à l’Olympia, Joan Baez nous a offert un concert chaleureux, mais court (1 h 50) et sans surprise.

Imaginez un concert de Bruce Springsteen dans lequel aucun titre postérieur à The River (1980) ne serait joué… Ce 7 octobre à l’Olympia, Joan Baez n’a interprété (sauf erreur de notre part) aucune chanson datant d’après 1975, année de sortie de son superbe Diamonds and Rust, moment fort de la soirée. Ce concert nostalgie, patronné par la radio du même nom, a été pour l’essentiel présenté des classiques folk (Long Black Veil, Seven Curses, Swing Low Sweet Chariot, Joe Hill, House Of The Rising Sun…), des reprises de titres emblématiques des années 60/70 (Suzanne de Leonard Cohen, The Boxer de Simon & Garfunkel, Imagine de John Lennon), des reprises de Bob Dylan (It’s All Over Now Baby Blue, Forever Young) que la majorité du public (tempes grises et cheveux blancs majoritaires…) semble ne jamais avoir entendues auparavant, et des grands classiques français (L’Auvergnat, Pauvre Rutebeuf, Le Temps des Cerises, Le Déserteur). Le tout se concluant par une version vite expédiée de Here’s To You...

Certes, la voix de Joan Baez reste magnifique malgré les années, ses efforts pour chanter (très bien) et parler en français sont méritoires, ses musiciens sont excellents et sa sincérité force le respect. Mais on aurait aimé qu’elle sorte un peu des sentiers battus …

Ci-dessous, Diamonds and Rust (version du 30 septembre 2014, toujours à l’Olympia).

Et vous, qu’en pensez-vous ? Si vous étiez présent à ce concert ou à l’un des précédents, n’hésitez pas à vous exprimer !

3 thoughts on “Soirée nostalgie pour Joan Baez à l’Olympia”

  1. Il ne fallait pas être en retard , pile 20 h bien installé plein centre au 5 ème rang d’un superbe Olympia , Joan arrive seule avec sa guitare écharpe rouge sur les épaules ! A 73 ans, elle a toute sa voix chantant aussi bien en Français qu’en anglais s’exprimant en Français et revisitant des grands classiques comme « l’Auvergnat » de Brassens et un très émouvant « Déserteur » !
    Grand moment avec « Gracias à la vida » et quelques autres titres latinos autrefois interdits sous les dictatures Sud Américaines qui donnent la chair de poule quand Joan Baez explique ses concerts de solidarité à cette époque de la censure et les retrouvailles en larmes avec les Grands Mères et arrières Grands-mères de la place de Mai !!
    Autour de Joan deux excellents musiciens dans une atmosphère oscillant entre Nouvelle Orléans, Folk, Blue-Grass et même Gospel, pour aller doucement dans la seconde partie vers ses grands classiques !
    Hommage à Léonard Cohen avec « Suzanne » Bob Dylan « Forever Young » sans oublier Lennon « Imagine » , « Le pénitencier » des Animals , le « Temps des Cerises » à Capella et « Here’s to you » en final au bout d’1h40 !
    Sobre , d’une grande simplicité avec un public multi générations , Joan Baez reste LA GRANDE DAME et avec elle tout l’esprit d’une époque et l’on sort du concert avec toute la gratitude pour dire MERCI Joan Baez !!

  2. Moui… Comme d’habitude je dirai…
    J’ai assisté à un de ses concerts en 2005 (10 ans déjà ?!) à Anvers, Belgique, et pas mieux. Selon son humeur, Baez se donne ou pas… Souvent pas. A Anvers, le concert a duré 1h10, et entre les quelques chansons, de long discours, long et ennuyeux… Et puis, sa voix n’est pas restée aussi cristallin que ça, on vieillit tous, et les notes un peu hautes (pléonasme chez Baez) étaient plus difficiles à atteindre, je me doute que 10 années plus tard, elle retrouve sa voix de jeune fille.
    Heureusement, le jour du concert, il y avait en première partie Sevara Narzakhan, combo Ouzbek d’electro-world conduit par une chanteuse absolument divine et qu’on avait déjà eu l’occasion d’applaudir lors d’un concert de Peter Gabriel en 2003 à Lyon. Elle par contre nous a littéralement fait bondir de nos sièges lors du final en assurant (1000 fois plus que Baez) un duo avec Joan sur « The times they are changing » de Bob Dylan… Et je me souviens de l’ovation faite à Narzakhan puis les applaudissements fragiles et plutôt faiblardes à Baez…

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