Retour sur les concerts parisiens de Southside Johnny et Little Steven, deux blood brothers de Bruce Springsteen

Au mois de juin, ils ont chanté à Paris à quelques jours de distance. John Lyon, alias Southside Johnny, s’est produit avec ses Asbury Jukes le 23 juin au Trabendo, tandis que Steve Van Zandt, alias Little Steven, lui succédait le 28 à la Cigale avec ses Disciples of Soul.

With a little bit of luck, ils auraient pu jouer ensemble (comme ils l’ont fait à Amsterdam le 25 juin, voir la vidéo en cliquant ici), voire être rejoints sur scène par Bruce Springsteen lui-même, arrivé à Paris le 29 juin (si nos infos sont bonnes) pour un concours équestre auquel participait sa fille Jessica (vidéo ici) où l’on surprend le Boss en train de bouquiner et d’essuyer ses lunettes de soleil dans les tribunes). Leur ami commun Garland Jeffreys, qui passait le 23 juin au New Morning (mais à quoi pensent les organisateurs de concerts de programmer le même soir à Paris Southside Johnny et Garland Jeffreys, dont 80 % du public est commun ?).

Si ce rêve de fan (dream baby dream…) ne s’est hélas pas exaucé, les concerts de Southside Johnny et de Little Steven méritaient chacun à leur façon le détour. Du côté de Southside, c’est la fidélité à son héritage rock, mais aussi soul, blues, voire jazz. Si les guitares manquent un peu de mordant, les cuivres des Asbury Jukes sonnent toujours aussi bien. Par rapport à 2004 (dernière fois qu’on l’avait vu sur scène, au Trabendo déjà), John Lyon (dont la notice Wikipedia nous apprend qu’il va sur ses 70 ans) nous a semblé un peu fatigué (quoique moins que notre Johnny national). Mais l’énergie et l’authenticité (marques de fabrique de Southside) sont toujours au rendez-vous, les classiques aussi (It’s been a long time, Talk To Me, I Don’t Want To Go Home…), tout comme ses reprises fétiches déjà jouées dans ses concerts des années 80 (Walk Away Renee, Havin’ A Party). Au menu aussi, des reprises de Bruce Springsteen comme The Fever et Sherry Darling, que nous vous proposons ici.

Et voici la setlist de ce concert.

Southside Johnny & The Asbury Jukes Setlist Le Trabendo, Paris, France 2017

Cinq jours plus tard, l’ambiance est bien différente pour Little Steven à la Cigale. Alors que Southside Johnny cultive l’intimisme et la proximité avec le public (de ce point de vue, le choix du Trabendo est idéal), Steve Van Zandt nous présente un show « à l’américaine », réglé au quart de tour, avec des musiciens impeccables et une setlist irréprochable, mais auquel il manque (à mon humble avis) un zeste d’inattendu et de folie. Ainsi, les choristes semblent avoir été choisies plus pour leur look que pour leurs talents vocaux, que le mixage n’a guère donné la chance d’apprécier…

Jugez-en avec cet extrait.

Au cours de ce concert, Little Steven a rendu hommage à un groupe bien oublié, les Youngbloods, dont la chanson Get Together, peu représentative au demeurant de leur style country-blue grass, fut un hymne hippie à la fin des années 60. Un ancien membre des Youngbloods, Lowell Levinger, alias « Banana », a en effet rejoint les Little Disciples of Soul pour cette tournée 2017.

Entre les prestations scéniques de ces deux vieux compagnons de route de Bruce Springsteen (présents dans son entourage dès la fin des années 60 comme le savent les lecteurs de Born To Run, son autobiographie), on comprendra que l’auteur de ce blog a préféré cent fois celle de Southside Johnny.

Mais, comme rien n’est simple, le nouvel album de Steve Van Zandt, Soulfire (dispo en édition vinyle avec des goodies sur le site Pledge Music), est un régal de bout en bout, tandis que le petit dernier de Southside Johnny, Asbury Park to Paris Non-Stop (un titre pourtant alléchant), se laisse écouter mais s’oublie aussitôt…

 

Quelle est votre prière springsteenienne pour l’été ?

Ce blog vient de se doter d’un nouveau sondage (sans prétention scientifique bien sûr) qui vous pose une grave question : pour quoi allez-vous prier (en vain sans doute, mais qui sait…) cet été ?

Vous pouvez y répondre ci-dessous ou  via la colonne à droite.

Bruce Springsteen superbement raconté par Judith Perrignon sur France Culture

Depuis hier 24 juillet et jusqu’à la fin de la semaine, France Culture consacre son émission estivale Grande Traversée à Bruce Springsteen. Une série passionnante signée Judith Perrignon, journaliste et fan de longue date du chanteur du New Jersey.

Très subtilement mise en ondes, cette Grande traversée mélange avec bonheur souvenirs jerseyshoriens de Judith Perrignon, extraits de l’autobiographie du Boss, fragments de concerts vintage, chansons de Bruce Springsteen, morceaux qui l’ont inspiré et interviews de characters hauts en couleurs comme (dans le premier épisode que vous pouvez écouter sur le lien ci-dessous) Vini Mad Dog Lopez, premier batteur de Bruce Springsteen, ou Tinker, figure de la  scène alternative de la fin des années 60 qui fut son tout premier manager, et se trouve être aujourd’hui un partisan de Donald Trump.

Voici la présentation de cette série mise en ligne sur le site du Parisien (merci à Pierre Grange pour l’envoi).

Grandes traversées

Premier épisode ci-dessous.

https://www.franceculture.fr/player/export-reecouter?content=8e34e526-ae6a-4451-aac8-4aa141c21079

Un (auto)-portrait poignant de Bruce Springsteen à voir ou à revoir sur Arte

L’auteur de ce blog sort de son silence momentané (dû à de multiples activités et obligations) pour vous inciter à visionner toutes affaires cessantes l’exceptionnel documentaire Born To Run, diffusé hier soir 2 juin 2017 sur Arte, et dispo pendant une semaine sur Arte+7.

Ce doc poignant de la BBC est une sorte de complément visuel à l’autobiographie de Bruce Springsteen, Born To Run, parue en septembre dernier. Il juxtapose avec bonheur une interview inédite du Boss, des extraits de ses lectures du livre dans des librairies, des bribes de concerts de toutes les périodes (avec, riche idée, les paroles traduites en sous-titres), sans oublier des vidéos amateurs (jamais vues en ce qui me concerne) où l’on découvre un tout jeune Bruce Springsteen en famille, puis avec ses musiciens au début des années 70.

L’angle adopté par le réalisateur Nigel Cole (et, on s’en doute, par le Boss lui-même) est résolument personnel. Bruce Springsteen y parle de façon très émouvante de la mort de sa grand-mère bien aimée, de sa mère à « l’optimisme farouche et l’esprit indomptable » (avec une joie de vivre qu’il dit chercher à restituer dans ses concerts avec le E Street Band), de son père renfermé et dépressif, dont il regrette d’avoir dressé un portrait trop noir dans certaines de ses chansons…

Bruce Springsteen salue la mémoire de Clarence Clemons et parle de Steve Van Zandt, son « frère d’une autre mère ». Il raconte aussi sa rencontre et sa relation avec Patti Scialfa, et la façon dont la paternité a changé sa vie : « La nuit où mon fils est né, j’ai ressenti quelque chose qui ressemble à de l’amour pur et sans réserve; j’ai baissé ma garde. »

Dans ce doc, pas de révélations sur le Springsteen social et politique, même s’il évoque l’influence de son New Jersey natal sur son oeuvre : « J’avais l’impression de venir d’un lieu unique, dont on ne parlait pas et qui n’intéressait personne dans l’histoire du rock. La singularité de mon provincialisme, je la revendiquais comme une force ».

Tout au long de ce film, c’est l’individu Bruce Springsteen qui s’exprime sur ses démons et les moyens qu’il a trouvé en lui-même pour les exorciser. Une leçon de vie qui, à l’unisson de l’oeuvre du chanteur, aide chacun(e) d’entre nous à chercher des issues à ses grands et petits problèmes…

Un documentaire à visionner en cliquant ici.

 

Dix rares reprises de Chuck Berry par Bruce Springsteen

Bruce Springsteen a réagi à l’annonce du décès de Chuck Berry le 18 mars par le très beau tweet ci-dessous.

 

Le site espagnol Point Blank a eu la bonne idée de réunir sur un même post dix reprises peu connues de Chuck Berry par Bruce Springsteen, précédées par une rarissime vidéo de 1973 réunissant (sans musique) les deux géants du rock et la captation (quant à elle abondamment diffusée) du duo des deux chanteurs sur Johnny B Goode au Rock and Roll Hall of Fame en 1995.

 

Cliquez vite ici pour découvrir ces archives !

A Auckland (Nouvelle Zélande), le dernier concert de la tournée estivale de Bruce Springsteen

Le concert de Bruce Springsteen & the E Street Band le 24 février 2017 au Mt Smart Stadium d’Auckland (Nouvelle Zélande) était (déjà !) le dernier de leur mini-tournée estivale dans l’hémisphère sud.

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Pas de raretés ni de tours premières pour cette tour dernière d’une durée de 2 heures et 54 minutes, mais un début de show original avec Darlington County et Working On The Highway.

Ci-dessous, la setlist de ce concert.

Start-time : 19:25 PM

1. Darlington County
2. Working On The Highway
3. Glory Days
4. Johnny 99
5. Prove It All Night
6. My Love Will Not Let You Down

7. Out In The Street
8. Hungry Heart
9. My City Of Ruins
10. The River
11. Youngstown
12. American Skin
13. The Promised Land
14. Candy’s Room
15. Because the night
16. The Rising
17. Badlands
18. Rosalita
19. Backstreets
20. Born To Run
21. Dancing in the dark
22. 10th avenue freeze-out
23. Shout
24. Thunder Road (solo acoustique)

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End : 10:19 PM

A Christchurch (Nouvelle-Zélande), Bruce Springsteen dédie « City Of Ruins » aux victimes du tremblement de terre de 2011

Au cours de son concert du 21 février 2017 au Ami Stadium de Christchurch (Nouvelle-Zélande), Bruce Springsteen a dédié My City Of Ruins aux victimes du tremblement de terre qui avait causé 185 morts en février 2011, il y a tout juste six ans.

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My City of Ruins avait été écrit à l’origine par Bruce Springsteen au sujet de sa ville natale, Freehold (New Jersey), frappée par la désindustrialisation, avant d’être repris par le Boss au lendemain du 11 septembre 2001 en hommage aux victimes des attentats islamistes.

Cliquez ici pour lire un article très complet d’une chaîne TV locale.

Voici la vidéo de My City of Ruins :

Ce concert d’une durée de 3 heures et 4 minutes a réuni 30 000 spectateurs, dont de nombreux fans venus du monde entier interviewés dans la vidéo ci-dessous.

Ci-dessous la setlist de ce concert.

Start : 7:31 pm

1. No Surrender
2. Sherry Darling (sign)
3. It’s Hard to be a Saint in the City (sign)
4. Jole Blon (sign)
5. Out in the Street
6. Spirit in the Night
7. Hungry Heart
8. My City of Ruins
9. Mary’s Place
10. Radio Nowhere
11. Prove It All Night
12. Darkness on The Edge OF Town
13. The River
14. Youngstown
15. The Promised Land
16. Working On The Highway
17. Glory Days
18. Because The Night
19. The Rising
20. Badlands
21. Rosalita (Come Out Tonight)
22. My Hometown
23. Born to Run
24. Dancing in the Dark
25. Tenth Avenue Freeze-Out
26. Shout
27. Bobby Jean
28. Thunder Road (acoustic)

End : 10:35 pm